Intervista a Davy Pillet, fondatore di Ellistat

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Comment est née l’aventure Ellistat, et quelle vision vous guide aujourd’hui ?

Quand on a commencé, il y a bientôt huit ans, nous étions deux, alors qu’aujourd’hui nous
sommes vingt-cinq. Ces dernières années, nous avons davantage structuré notre vision,
parce que notre objectif est de continuer à grandir, et pour cela il faut une base et savoir où
l’on va. Notre vision est de rendre chaque usine capable de produire de manière autonome
et sans défaut. Notre mission pour cela, c’est de développer des logiciels qui vont permettre
d’automatiser chaque étape de la production. Chez Ellistat, nous ne sommes pas là pour
fabriquer du hardware, nous nous focalisons sur le logiciel qui va permettre d’automatiser la
production.


La vostra azienda sta crescendo rapidamente. Come si spiega questa traiettoria senza ricorrere al capitale di rischio?

L’an dernier, nous avons enregistré 40 % de croissance sur nos produits, c’est beaucoup.
C’est aussi une des particularités d’Ellistat, puisqu’on a atteint cette croissance sans subir les
effets de la start-up : c’est-à-dire que certaines start-up vont acheter leur croissance à
travers des fonds d’investissement. Nous, ce n’est pas ce que nous faisons : notre croissance
est organique avec une très bonne stabilité financière d’ailleurs. Et on le prouve puisque
nous bénéficons d’une très bonne cotation de la Banque de France [G1, soit une des
meilleures notes pour une entreprise de sa catégorie avec un chiffre d’affaires situé entre
1,5 et 7,5 millions d’euros].


Come gestite la natura specifica del vostro software APC?

Aujourd’hui, notre APC [Controllo di processo automatizzato] c’est 1 230 000 lignes de code, donc
cela commence à devenir un produit très complexe mais c’est aussi ce qui est intéressant et
c’est dans la structure d’Ellistat : ce n’est pas parce qu’on a un produit complexe qu’on n’est
pas capable de reprendre tout depuis zéro et de réécrire. C’est-à-dire que ce qui nous
intéresse, ce n’est pas juste d’avoir écrit ces lignes de code et de les garder ad vitam
aeternam, on sait que l’industrie du soft c’est quelque chose qui évolue sans cesse avec des
nouveaux standards, avec des nouvelles choses qui arrivent et donc on réécrit sans cesse nos
modules et on est capable de prendre un module qui peut être énorme et de le mettre à la
poubelle pour en réécrire un complètement nouveau, pour toujours rester à la pointe de la
technologie. Ça c’est vraiment quelque chose qui est important.


Face à l’émergence de concurrents, comment vous situez-vous aujourd’hui ?

En effet, nous commençons à rencontrer des concurrents. Alors que nous répondions à un
appel d’offres pour une usine en Inde, nous avons pu observer la présence de concurrents.
Alors, nous nous sommes intéressés à eux. Pour l’instant, nous estimons avoir cinq ans
d’avance.


Quelles sont, selon vous, les conditions indispensables pour réussir l’automatisation des processus de production ?

La première chose si on veut faire de l’Automated Process Control, c’est d’être capable de
mettre en place une boucle fermée sur les machines. La première chose, c’est pouvoir corriger les pièces complexes, et c’est ce que ne font pas toujours tous nos concurrents. Nous avons des concurrents qui savent le faire, mais seulement sur des pièces simples. La deuxième chose : savoir configurer sans erreur des pièces complexes. Ensuite, il faut être capable de se connecter à l’ensemble du parc machine, c’est-à-dire que pour réaliser la boucle fermée, il faut envoyer les données à la machine, sachant que vous avez beaucoup de CN différentes sur le marché, telles que Siemens, Mazak, Fanuc, Heidenhain, entre autres. Donc, il faut savoir se connecter pour envoyer les données à la machine, c’est quelque chose qui est clé. Ensuite, ajuster les corrections, c’est-à-dire qu’il ne faut pas juste essayer de se recentrer, si on fait ça on va faire de la sur-correction, donc il faut s’appuyer sur le machine learning, qui permet d’améliorer les corrections et de stabiliser la production en temps réel.


En quoi votre solution transforme-t-elle l’organisation des ateliers de production ?

Chez Ellistat, nous avons acquis une certaine expertise, celle de pouvoir appliquer notre soft
dans l’industrie et être capable de remplacer un régleur par un opérateur, bien qu’on
n’arrive pas encore à remplacer l’opérateur, c’est-à-dire toute la partie manutention. Mais si
vous pensez différemment, c’est-à-dire que si vous dites « je n’ai plus besoin de
compétences pour régler ma machine », vous pouvez penser votre atelier différemment, et
vous pouvez faire des gains que vous n’aviez pas imaginés. Mais si vous pensez « je
réorganise mon atelier », vous avez des gains encore plus importants. Et enfin c’est la mise à
l’échelle. Et ça, j’ai envie de dire, c’est la clé. C’est-à-dire que si vous voulez vraiment faire de
l’Automated Process Control et bénéficier de tous les gains, il faut que vous soyez capable de
vous dire « je veux que 100 % des références fonctionnent en boucle fermée. » Et là, vous
avez un atelier qui est totalement différent.